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Valerie Jolly

Valerie Jolly

Valérie Jolly
Née à Paris, vit et travaille à Bruxelles.

Artiste française, diplômée de la Saint Martins School of Art and Design (BA Fine Art, 2006), Valérie Jolly a notamment reçu le Prix de Sculpture 2008 de la Royal British Society of Sculptors. Les oeuvres de Valérie habitent un monde où un écho devient visible et la trace d’une présence, tangible. 

Elle travaille essentiellement avec du papier de soie, de la colle et de l'eau, réalisant des empreintes d'objets, de formes géométriques ou d'espaces architecturaux, qu’elle démoule ensuite comme une sorte de deuxième peau. A travers son processus artistique, de banals objets du quotidien sont sublimés, transformés, ressemblant à de délicates reliques.

Ses sculptures sont comme des résonances du réel. Légères et translucides, elles semblent être une apparition ou au contraire une image en train de disparaître, comme un souvenir fragile. Son travail évoque l’absence, la mémoire, le rêve, l’impermanence. Valérie s’intéresse à la phénoménologie de la perception, au pouvoir d’évocation de la trace, à ce qu’elle déclenche dans notre mémoire et/ou dans notre imaginaire...

Elle crée notamment des sculptures lumineuses abstraites aux formes géométriques modernistes, dans lesquelles elle associe parfois au papier d’autres matériaux, comme la pierre ou la jesmonite . La série ‘Equations of Equilibrium’ a été réalisée avec des blocs de gravats d’une maison démolie, sur lesquels reposent, en un équilibre improbable, des cubes de papier lumineux. L’aspect brut et minéral de la pierre bleue contraste avec la texture subtile et sensuelle du papier de soie révélée par la lumière.

Valérie est fortement inspirée  par le concept de l’infra mince, inventé par Marcel Duchamp. Étrange et poétique, impossible à définir précisément, l’infra mince est une sorte de différence ou séparation/césure, imperceptible mais néanmoins absolue, entre deux choses d’apparence identiques. Parmi les exemples d’infra mince décrits par Duchamp : un objet à un moment donné, le même objet une seconde plus tard, la chaleur d’un siège qui vient juste d’être quitté, l’espace entre le recto et le verso… En matérialisant le minuscule interstice qui sépare l’objet de l’espace qui l’entoure, Valérie Jolly aime à penser qu’elle matérialise l’infra mince de Duchamp.

Photo credits: Antoine d'Ansembourg

 

 

 

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